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9. AROM. COMMENT DEVIENT-ON ROYALISTE ?

     Un certain nombre des  réponses données  ci dessous  ont d'abord été publiées  avec leur source sur le blog de la Charte de Fontevrault
http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/

    Vous pourrez les y retrouver  grâce au  lien suivant .http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/article-33311780-6.html#anchorComment

    Vous pouvez aussi  apportez à votre tour   votre propre réponse à la  question posée en tête de cet article en envoyant  votre  contribution à l'adresse suivante :
charte.de.fontevrault@wanadoo.fr
    Je la publierai alors  en respectant  naturellement  votre anonymat, comme cela a été fait pour les contributions précédentes.

*    *   *
*    *
*
Parce que les mensonges  de l'école républicaine concernant l'histoire de la révolution m'ont rendu d'abord contre-révolutionnaire et puis royaliste 
  Mon Père, digne magistrat judiciaire, ma mère étant assez occupée avec ses trois garçons à élever, dit un jour : Je viens d’apprendre qu’un de mes fils est royaliste (il s’agissait de moi), l’on n’a plus qu’à me dire que j’en ai un autre au Klu Klux Klan et j’aurais tout vu dans ma vie.
   Le même auteur de mes jours, il est vrai, me dit aussi au retour du village martyr (564 personnes massacrées en haine de la Foi par les colonnes infernales le 28 février 1974) des Lucs-sur-Boulogne en Vendée ; Tu vois Alain, maintenant, je te comprends mieux.
    Pour le reste, mon expérience est très semblable à celle des deux intervenants ci-dessus, le même mensonge de l’école républicaine et le même petit signal d’alarme un jour : Et si les choses étaient moins simples, les rois moins pervers, et la république moins exemplaire qu’elle nous l ‘assène. Dans cette double découverte, l’image sanglante de la guillotine a joué son rôle.
- Pourquoi se préoccuper d’inventer une machine à tuer lorsqu’on déclare urbi et orbi avoir reçu la mission d'apporter aux gens le bonheur ?
- Pourquoi les gens se révoltent-ils à ce point , et sur la quasi totalité du territoire national, puisque le nouveau régime leur apporte le bonheur ?
Assurément, je fus contre-révolutionnaire avant de devenir royaliste. Ce n’est que quinze ans plus tard que je devins Fontevriste mais ceci est une autre affaire.

Parce que les dées républicaines sont si ostensiblement contraires à toute concorde sociale, et parceque la monarchie  rend possible cette dite concorde.
   A votre invitation, je vous ferai part de mon humble expérience dans la découverte de l’alternative royale. Si j’ai bon souvenir de ce qui ne date après tout que de quelques années, tout est parti d’un ferme propos de dénoncer les idées républicaines si ostensiblement contraires à toute concorde sociale, et de trouver une voie politique qui rendît possible cette dite concorde. Depuis j’ai trouvé bien d’autres raisons de les combattre, mais j’ai aussi découvert que toutes étaient contenues dans une Foi porteuse de principes et de vertus qu’elle insuffle même en politique.

     Quant à la guillotine, je ne vous apprendrai pas qu’elle fut mis au jour et agrée Louis XVI régnant. Il est vrai que la dynastie des Bourbon s’éloignait depuis longtemps des principes intemporels du bon gouvernement, par l’exemple médiocre de ses maîtresses publiques dénoncé par J. Barbey d‘Aurevilly, et que Louis XVI lui-même avait fini par faire démanteler des institutions séculaires par des ministres libéraux. De ce point de vue, on peut dire que c‘était la révolution avant la lettre, et la presque hégémonie d’aujourd’hui des monarchies démocratiques sur les autres prouve par l’exemple la compatibilité du « meilleur régime » avec les pires mœurs qui soient. Cela n’enlève rien bien sûr à notre rejet de la république, mais nous montre seulement qu’une monarchie ne suffit pas à faire le bien. Il y a véritablement nécessité d’une doctrine pour la monarchie si on ne veut pas qu‘elle se résumât à une république folklorique, doctrine qui pourrait être contenue dans les principes de foi, d’indépendance, de continuité et d‘autorité. C’est pourquoi j’espère que votre initiative, en mettant de côté les questions de personnes qui ne nous servent à rien, nous permettra de nous concentrer sur l’essentiel, la monarchie vraie au service de Dieu et des hommes. Je me réjouis d'ailleurs de ce que les gens ici ne semblent pas touchés de telles illusions sur la démocratie.

Parce que la monarchie " vraie" est au service de Dieu et des hommes

     "C’est pourquoi j’espère que votre initiative*, en mettant de côté les questions de personnes qui ne nous servent à rien, nous permettra de nous concentrer sur l’essentiel, la monarchie vraie au service de Dieu et des hommes".
* Celle de la Charte de Fontevrault


Parce que la monarchie  est le seul régime qui permette à l'homme  d'assurer  sur  cette terre  son salut eternel.
    En découvrant la tradition, tout naturellement lorsque l'on pense que la hierarchie est la base normale de toute société et que Jésus a dit "Sans moi vous ne pouvez rien faire" il va de soi qu'un seul homme au pouvoir, la dictature est inévitable, mais un ROI SACRE CRAIGNANT DIEU, peut et doit guider le peuple que Dieu lui a confié, créer les conditions de vie ici bas pour le conduire vers le but et la fin c'est à dire le salut éternel afin de pouvoir glorifier Dieu dans l'éternité.

Parce que Dieu m'a fait la  grâce de me faire un jour royaliste
  Même si je suis  hélas persuadé qu'Il ne  fait pas cette grâce à  tout le monde.


 Parce que j'ai découvert par mes lectures personnelles  les mensonges de l'école républicaine  tant  sur la république  que sur la Monarchie.

   “ Je ne sais pas si vous le savez, car j'en parle peu, je ne suis pas un royaliste d'héritage qui aurait eu la chance de recevoir à sa naissance et en paquet cadeau, une conviction toute faite prête à l'emploi. Mon père, parfait mécréant, révolté de surcroit et pauvre, ne m'a rien transmis de ce genre (je lui dois beaucoup dans d'autres) Je suis arrivé là où j'en suis un peu fortuitement voici quelques décennies ( bientôt quatre) en lisant un ouvrage de Pierre Gaxotte qui traitait de “ l'apogée et la chute de la royauté ”. J'ai alors découvert que l'école m'avait menti, qu'elle avait menti à mon père et qu'elle mentait à mes enfants. Comme je suis curieux, je me suis mis en recherche et j'ai débouché sur l'évidence de la solution royaliste, démontrée par la durée. Mais j'ai du, là comme dans beaucoup d'autres domaines, construire ma conviction seulmais par contre très librement. Ce travail sans à-priori, n’est pas terminé et je garde oreilles et yeux grands ouverts. Aucun dossier n'est, en ce qui me concerne, clos, et, de là, probablement une certaine singularité qui m'a été parfois signalée …”
......
   Je réponds au message de Paul T ( j'ai à peu près le même parcours d'origine que lui, à ceci près que mon père n'était pas un "mécréant", mais un bon catholique républicain (si, si, ça existe, la preuve !), mais comme Mr. T. père, il avait été trompé par l'histoire officielle (moi aussi d'ailleurs) et je suis entrée en royalisme comme on entre en religion, il y a maintenant une vingtaine d'années.


Car le  roi est le seul "Parti"  qui soutienne et défende les intérêts de la France … nos intérêts ?
     Combien sont royalistes ou monarchistes ayant raisonnablement fouillé, étudié, critiqué cette “ doctrine ”, cet état d’esprit, cette conviction, sachant que nous sommes ici aux frontières du kérygme … ?
     Tenez, pour vous redire ma communion, autorisez moi à emprunter une autre démarche, pour aller – j’allais dire abonder – dans le même sens que vous ...
   Combien de fois vous et moi (et bien d’autres des nôtres) n’avons-nous entendu :
   “Avez-vous lu les nouvelles de ce matin, mon bon Monsieur, m’est avis que le monde s’égaille … Quel Parti nous faudrait-il choisir qui soutienne et défende les intérêts de la France … nos intérêts ? ”
Encore que l’on puisse se convaincre que cette interpellation vienne de personnes " raisonnables" … soucieuses du choix le meilleur possible.
     Sommes-nous toujours prêts à leur répondre : “Mais le Roi, Monsieur” … “Mais le Roi, Madame … “Cela va de soi !”
    D’autres leur répondent bien : Mais l’UMP, Monsieur, Madame ! Mais le Socialisme, Monsieur, Madame ! Mais le Centre, Monsieur, Madame ! etc.
On avait même en un temps supprimé l’Instruction Civique (c’est quoi ça ?) …
Car, bien sûr, sans regard critique, quand on regarde nonchalamment le monde qui nous entoure, n’a-t’on pas l’impression (au-delà de cette crise dont on nous rabat les oreilles) que les institutions fonctionnent ?
Pourtant, tenant compte ou pas du bien-être du Peuple dont ils prétendent avoir la charge … les « dignitaires » européens ne s’apprêtent-ils pas à faire entrer la Turquie dont tout le monde sait qu’elle n’existe que de l’autre côté du Bosphore, pour 97 % de son territoire … et, quand bien même serait-elle république démocratique, unitaire, constitutionnelle et laïque, établie, de par l'impulsion de Mustafa Kemal, en 1923,(sur les ruines de l'Empire ottoman), seul 17 % de sa population vit à l’entour d’Istanbul en Europe).
Mais c’est comme ça … quand bien même d’aucuns n’eussent voté en ce sens !

   Où et quand avez-vous remarqué un dynamisme politique en démocratie :
- dans l’éviction de Madame Christine Boutin ou d’autres ministres non affidés ?
- dans la difficulté de trouver des bulletins de l’Alliance Royale ?
- dans les Textes sur la Famille, le Respect de la vie du commencement à la fin de l’existence de l’être ?
    Tiens, à ce sujet, même sans parti-pris, regardons-y attentivement : n’est-on pas, en France, contre la peine de mort ; et, paradoxalement n’y favorise-t’on pas l’avortement, voire l’euthanasie …]
   Vous comptiez sur le Dimanche pour vous détendre … ou mieux, pour le sanctifier ?
   Mais non, mais non … nous avions déjà favorisé le sport, les rencontres “culturelles” ; maintenant on pousse un peu plus les pions … nous avons dit écologie, pas généalogie, pas “racines” !
La France meurt de « phagocitation » du politique !
Alors, puisque la question est posée dans “ Le Feuilleton de l’été ” :
   Comment êtes-vous devenus royalistes ?

  La réponse est simple :
  Parce que j’aime Dieu et mon Pays ! Parce qu’à force de trouver antithétique la république et ses propositions pour créer une société cohérente (une première preuve de ce que j’avance, écoutez Lamartine, Député de Bergues : “Famille de Familles, voilà la Commune” … et voyez ce que la République réserve à la Famille)
“Si Dieu veut que les hommes vivent en société, il en résulte que le pouvoir,dont l'objectif est d'assurer l'unité d'une multiplicité, est une affaire humaine entrant dans le plan général de la Providence ” … l’essentiel n’est-il pas dit là ?

Et qu’on ne vienne pas me tarabuster :
“ Qu’attendez-vous pour ne former qu’une Famille unie … vous, les Royalistes ” ?
On nous préconise d’ailleurs quelques recettes :
“ Peut être vous faudrait-il être un peu plus flagorneurs … comme les autres politiques ” ?
   Le royalisme connaît une profonde modification certes … il reflète le processus général d’atomisation et de dépolitisation de la société contemporaine ; la diminution du rôle de la France dans le monde, le déclin du sens de la nation … sans rassemblement symbolique … on peut être en droit de se poser la question : un projet politique peut-il aboutir ?
    A cela, je réponds, mais vous le faîtes aussi, cher Alain Texier :
    “ Ecoutez plutôt Dieu, Notre Père ! et dans notre quête d’un royalisme réaliste et l’intronisation de Notre Roi, redisons la Prière que le Christ Lui même nous a enseigné pour nous adresser au Père !
    Après tout, ne sommes-nous pas, grâce à Sa Naissance, à Sa Mort sur la Croix et à Sa Résurrection “relevés” et, par le Baptême de Clovis, un Royaume, une terre, bénis : “ Fille aînée de l’Eglise ” !
     Mais diantre, quels fantoches sommes-nous … à un point tel que nos Papes s’en inquiètent : “ France, qu’as-tu fait de ton Baptême ” ?
Et pourtant : Eglise … Monarchie … demeurent à mes yeux deux piliers pour le Monde.

    “La philosophie (comme la théologie), l’histoire et la littérature possèdent toutes les armes nécessaires pour défendre la légitimité d’un gouvernement monarchique : de Platon à Saint-Thomas d’Aquin, de Bodin à Montesquieu, de Bonald et Maistre à Maritain, de Maurras à Bernanos, de Jacques Bainville à Pierre Boutang [qui, dans une langue originale, poétique, au bord de l'hermétisme, interroge l'être, le désir, le temps, l'origine, grâce à l'étendue de sa culture universitaire : familier des Grecs (Platon, Aristote), des scolastiques (Boèce, saint Thomas d'Aquin), de la littérature ancienne et moderne (de Dante et de Shakespeare à Hölderlin, Dostoïevski, dont il a préfacé Les Possédés) … Boutang retrouve à travers le commentaire, le mouvement même de leur pensée et leur geste créateur, où le décèlement du mal et de l'erreur ne se complaît pas dans une simple condamnation morale] … en passant par Gustave Thibon, [le « Philosophe-paysan », catholique, monarchiste et autodidacte, très tôt féru de littérature malgré sa sortie de l'école à l'âge de treize ans] … les royalistes ont à leur disposition de formidables trésors intellectuels, qui tous apportent une justification sure et certaine à la monarchie et à la fidélité personnelle …”

     "L'Eglise ne revendique pas la place de l'Etat. Elle ne veut pas se substituer à lui ",a déclaré Benoît XVI devant les 170 évêques et cardinaux de France, réunis à l'hémicycle Sainte-Bernadette … en soulignant toutefois qu'une culture sans Dieu serait "une capitulation de la raison" … en plaidant pour "la mise en évidence des racines chrétiennes de la France (qui) permettra à chacun des habitants de ce pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va".
   “Tout passera, Mes Paroles ne passeront pas ”
    “Le Roi de France ne meurt jamais ”
   Pas de quitte ou double, pas de stress, pas de campagnes soporatives, plus affabulatrices les unes que les autres … Non !
   La monarchie française est héréditaire et successible.
“La monarchie, par son principe même, c’est la transmission de l’État, de son sommet institutionnel et symbolique … par le biais le plus simple, le plus naturel … car filial … du père au fils, par la disparition de l’un et l’“apparition” immédiate de l’autre ” !
    “Ainsi, le Roi ne doit son pouvoir qu’à la naissance et au deuil : il n’a pas choisi de naître héritier de Roi, “Roi en devenir ”, comme il n’a rien choisi de ce (et de ceux) qui le précède. Sa naissance en position d’héritier lui fixe des devoirs et lui assure une formation politique pour un avenir royal qu’il aura (peut-être) à assumer.

    Pour ses féaux, le royalisme est affaire de raison ! Cependant, trop souvent, le royalisme c’est une vérité possédant en elle la virtualité de son accomplissement dans la réalité concrète, mais dépourvue de bras ! Une chose est cependant certaine : on n’est pas royaliste pour “ faire bien ” … rappelez-vous “ La politique considérée comme souci ” de Pierre Boutang ! On ne naît – sans doute - pas royaliste, on le devient !

      Etre royaliste est, et a toujours été affaire de cœur, j’allais dire d’âme … et donc jamais aisé. Que penser d’ailleurs de ce qu’écrivait Sidoine le mardi 2 décembre 2008 dans le Magazine Les Epées n° 27 : “J'ai tellement rencontré de royalistes crispés sur une rhétorique et une liturgie, qu'ils soient royalistes de tradition ou intellectuels, un royalisme qui a la forme de ces sphères utopiques de Boulle mais parées comme un retable gothique. C'est souvent décevant, car comme le dit l'auteur de ce texte, le royaliste est plus souvent attaché à la forme du régime qu'à la forme de la société …

    Le fantasme royaliste est aux jeunes gens de bonne famille ce que la révolution est aux fils d'ouvriers et de petits fonctionnaires, c'est un rêve familier, et une pensée alternative qui structure l'individu, et un groupe autour de rites et de symboles, le vieux rêve balzacien du cénacle, les Treize gargarisés de rhétorique religieuse et combative, animés du sentiment du Prince dans le cocon confortable et rassurant de l'entre-soi … C'est le plat servi tout chaud à une certaine jeunesse, étayée qu'elle est déjà par les institutions de l'Eglise et de la Tradition. C'est le vieux ciment habituel : l'Armée, l'Eglise, le Roi ; ajoutez des idées, mais pas trop, ca donnera Maurras, le romantisme et voilà Barrès, et la clairvoyance un jour peut être pour les plus chanceux, nous voilà dans le jardin de Bernanos

    Le royalisme est-il un projet ? N'est ce pas plutôt un sentiment. Les uns confondent l'histoire de leur famille et leur identité avec un régime (la réduction identitaire est caractéristique de cette classe), culte qui les ancre dans le temps, distinction insurmontable à l'époque du nivellement tous azimuts. Les autres jouent aux Cadoudal en s'assimilant à la noblesse d'une cause, avec snobisme parfois. Et la plupart s'en moque éperdument. Le royalisme c'est un ruban de plus à la boutonnière. La vieille maison, c'est une allégeance lointaine et peu exigeante, dans un monde désenchanté … Pour preuve, on en veut la quasi absence dans le courant royaliste de pensée de la société, c'est dommage, et les troupes recourent souvent en un patchwork déboussolant …Tout cela fait du royalisme une sorte de sentimentalisme politique, de “bonactionisme” de scout, au mieux un romantisme de droite …”

    Non, Monsieur !
Le royalisme ne se borne ni à un héritage politique, ni à une quelconque filiation ; il procède d'une investigation philosophique originale, qui approfondit et renouvelle la question du bien commun et de la légitimité.

[p. s. – quand j’emploie le terme royaliste, c’est bien en tant que monarchiste, fidèle au Magistère de l’Eglise, à la France et donc au Souverain Pontife et au Roi, et non pas en tant que séide d’une certaine Madame Ségolène Royal … et, quand je défends le Roi, c’est surtout parce que j’attends que celui-ci fasse tout pour que Dieu règne … car s’Il règne, tout est ! Et je respecte l’autre parce que Dieu, en Lequel je crois, Auquel je communie, nous demande d’aimer notre Prochain : “Celui qui dit j’aime Dieu et qui n’aime pas ses Frères est un menteur” !

“ Qu’on voie, en ce que j’emprunte, si j’ai su choisir de quoi rehausser mon propos … Il faut musser ma faiblesse sous ces grands crédits ” ].

Parce que  le royalisme ne doit pas être le  fruit d'une deception politique  mais  bien le fruit  d'une investigation  philosophique portant  sur le  bien commun.
    Que le royalisme ne soit pas l'issue d'une déception politique, mais bien le fruit d'une investigation philosophique originelle portant sur le Bien commun et la légitimité comme je viens de le lire, est un point de vue auquel j'adhère également étant de culture philosophique. Je suis seulement soucieuse que l'on se sente obligé de passer par une séparation entre cette investigation et toute filiation. L'on peut être de filiation et soucieux du Bien commun. L'important est la Raison de ce que l'on vous a transmis, lorsqu'on a eu cette chance. Par ailleurs peut-on réfléchir ensemble sur la notion de l'engagement royaliste envers ce Bien commun ?

Commentaire n° 10 posté par Alain Texier le 17/07/2009 à 19h02
Que nous le voulions ou pas nous sommes le résultat de la rencontre de deux êtres qui se sont connus au sens biblique du terme ... ce qui raccorde à Dieu Unique Créateur ... tout ce que nous savons, nous l'avons découvert au fil des jours : dans l'éducation de nos Parents, des Enseignants que nous avons eu, dans les Cadres des Mouvements de Jeunesse que nous avons pu fréquenter, dans la rencontre des gens dont Dieu a permis que nos routes croisent la leur ... etc.
Ensuite de quoi soit par un acte volontaire, soit à notre insu, nous avons acquis ce qui ne nous avait pas été donné par innéisme, par
naissance ... les exemples fourmillent d'hommes qui ne sont pas nés "coiffés" et qui demeurent des exemples (je ne prendrai au hasard que Notre Doux Sauveur qui a pris la condition d'homme ... ou, si vous trouvez que je vole un peu trop haut, Gustave Thibon ... ) Réfléchissez-y bien !

Personnellement, je ne suis pas venu au royalisme, pour des raisons politiques, mais par esthétisme et par l'art.
Depuis tout petit, je suis fasciné par l'héritage culturel, artistique littéraire. 90% voir plus de notre patrimoine historique est l'oeuvre de nos rois, fait sous eux et grâce à eux. Ils nous ont laissé les cathédrales, les châteaux, les palais, ont contribué à diffuser l'humanisme, le baroque, le classicisme, voir les lumières, et le romantisme (Charles X). On ne peut ne pas apprécier certains courants, mais ils ont contribué à notre grandeur.
Ronsart, Corneille, Racine, Molière, Voltaire, Hugo, Lully... peuvent remercier nos rois!

Après, j'ai eu une réflexion plus politique sur la durée, la continuité... religieuse et philosophique. Et la perte de notre identité a aussi contribué.

Vive le roy!
Commentaire n° 12 posté par Olivier le 21/07/2009 à 22h33
Message reçu à une autre adresse de M. Bernard Martinage pour prolonger son commentaire N° 11.

Il est important, indispensable, pour chacun, de savoir qui l’on est, d’où l’on vient et … où l’on va !
Dans le Traité sur l’Union européenne, le concept d’identité n’apparaît qu’en relation avec l’idée d’une « identité européenne » (Préambule), censée alimenter un sens commun d’appartenance de ses citoyens.
En même temps, on nous rappelle que les identités nationales des États membres doivent être respectées.
Les concepts d’une identité européenne et d’une identité nationale – et, pour ne commencer que par ces deux notions de base, nous concernant - s’appuient tous deux sur une variété de pratiques et d’expressions sociales et politiques, mais surtout culturelles qui, à leur tour, découlent de ce que l’on suppose être une expérience, une mémoire, une tradition, etc., partagées.
Mais où sont passé l’Evangélisation de la Gaulle, le Baptême de Clovis, la création des universités par les Clercs, celle des Institutions d’enseignement primaire, secondaire, supérieur, technique, spécialisé … tous ces hommes et ces femmes qui ont marqué le monde de leur empreinte culturelle, sociale voire politique … et encore je me contente de ce simple énoncé pour ne pas trop alourdir notre échange … ?
L’identité doit être principalement perçue comme stable, collective et cohérente, et souvent définie (sic) par opposition à ce qui se situe à l’extérieur de cette notion supposément acceptée par toute une communauté.
Aujourd’hui, on préfère parler d’identités « hybrides », « multiples » et « fluides », en référence (re-sic) aux mouvements migratoires et à la possibilité de choisir individuellement sa propre identité par le biais d’une adhésion à un groupe social ou à un mode de vie et de consommation.
Mais, qu’est devenu l’axiome, la maxime de Socrate : Gnôthi seauton [“ Connais-toi, toi même ”] ?
N’importe-t’il pas de tenir compte des changements fondamentaux survenus au sein des sociétés contemporaines … où l’identité ne cesse d’être renégociée et remise en question par des processus de différenciation et d’individualisation … quant à la technologie de l’information, n’en parlons pas : richesse et turpitude !
Toutes les entreprises humaines se dessinent sur la base d’une culture devenue pluridimensionnelle.
Toutefois, dans leurs diversités, les cultures cherchent à se compléter (re, re-sic) mais aussi à se phagocyter les unes les autres.
Combien d’entre nous connaissent encore la messe en latin et les années rythmées par les fêtes calendaires ?
Une des leçons que les grandes organisations internationales et les pays en voie de développement ont appris à la longue, c'est que ce qui fonctionne dans un pays ne va pas forcément fonctionner dans un autre.
Un des paradoxes de la mondialisation est qu'elle met en valeur la diversité culturelle des peuples de la Terre en même temps qu'elle la menace.
L'écoute téléphonique et l'espionnage des courriels des citoyens, la maltraitance, le mépris de la religion, l’indigence culturelle et philosophique ne feront pas diminuer la violence et la terreur.

Vive le Christ Roi ! Notre Dame Montjoie ! Vive le Roy !


Commentaire n° 13 posté par Alain TEXIER le 23/07/2009 à 14h46
Analyse récupérée sur le blog dont les références figurent in fine.

Si je trouve le modèle républicain français non-légitime c'est car il s'installa dans le mensonge, la privation de libertés (censure etc.) et le sang et ce durant un siècle entier.
Que des professeurs en fassent les louanges me laisse stupéfait. Que les mêmes professeurs présentent le Royalisme comme une période obscurantiste me laissse également stupéfait mais alors que des étudiants desdits professeurs les prennent au mot pour souhaiter un retour à un "obscurantisme" qui jamais n'exista me laisse encore plus stupéfait!

Origine.
http://gueux-royalistes.over-blog.org/article-24233412-6.html
Commentaire n° 14 posté par Alain TEXIER il y a 4 jours à 15h54
Extrait de la lettre d'un prêtre ( Le Ch. B de M.) adressée à la Charte de Fontevrault le 13 Janvier 1998:

Les références de toutes les réponses données  ci-dessus peuvent être rdtrouvées  grâce au lien suivant :
http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/article-33311780-6.html#anchorComment

"Vous savez que je ne peux ni ne veux faire partie d'un mouvement politique mais, comme mon père, je ne manque pas de participer à la messe pour Louis XVI".
Commentaire n° 15 posté par Alain TEXIER il y a 4 jours à 15h58
Extrait d'un courrier de juillet 1997 reçu à la BP de la Charte de Fontevrault.

Je suis catholique de Tradition autant que de conviction, donc très logiquement Royaliste, comme le furent mes ancêtres paternels et maternels.
Mon père qui fut porte drapeau de l'AF, le fut aussi lors des manifestations de la vraie droite , contre le Front Popu de 1936 avec, à ses côtés ma mère (dont il eut dix enfants)- j'en ai moi même sept-.
 
A la suite de  recherches historique  démontrant  l'intérêt  de la monarchie s'agissant  de la satabilité.
   Je trouve cette citation de Nietzche
   "Je crois que c’est en effet, avec la corruption inéluctable des élus, obligés à compromettre avec tout ce qui peut les faire élire (détenteur de l’argent, lobbies détenteurs d’influence) et à ne pas faire ce qu’eux-mêmes savent bon pour le peuple qui les a élus, le pire défaut des gouvernements démocratiques".

    On le voit bien si, même en se limitant à l’histoire de la France, on essaie d’étudier l’évolution des institutions de la Révolution à nos jours : pas une seule réforme nécessaire qui ait vraiment été menée à sa fin, soit qu’elle n’ait pas été initiée, parce que le gouvernement démocratique aura reculé "devant des entreprises qui devraient avoir, durant des dizaines, des centaines d’années, une croissance paisible pour avoir le temps de mûrir leurs fruits", soit qu’elle n’ait pu aboutir, par suite d’un renversement de majorité.
    Établir pour la France une synthèse historique couvrant la fin du XVIIIème siècle, les XIXème et XXème siècles et les premières années de notre XXIème siècle est précisément rendu extrêmement difficile par l’inachèvement de tout ce qui a été tenté, remplacé par d’autres tentatives, elles-mêmes interrompues, et ainsi de suite : c’est une histoire "pleine de bruit et de fureur et qui ne ressemble à rien". Alors que, quels qu’aient été les défauts de notre "Ancien Régime", on peut suivre à travers les années, les décennies, les siècles, les évolutions d’une même institution.


En éclatant de rire !
http://groups.google.fr/group/louisxvii-info-2/web/le-fou-du-roi-louis-xvii

Maxime Cottin. Les raison qui m'ont amené à devenir royaliste.

   Durant mon éducation familiale et scolaire, rien de m’avait jamais amené  à penser dans mon enfance et ma prime adolescence qu’il était possible de restaurer la Royauté Monarchique en France.

  Ce n’est que petit à petit au fil de mes lectures et de mes réflexions que se sont dégagées les raisons qui m’ont amenées  cette conviction.

    Deux raisons principales m’ont donné cette assurance que la Royauté Monarchique doit être restaurée dans notre pays qui est la France.

-   Tout d’abord  une réflexion basée sur la tradition, en effet la France a connu pendant des siècles la Royauté Monarchique et beaucoup de nos ancêtres ont péri pour défendre, soutenir et maintenir le Roi et l’ Eglise au sein de notre pays, je ne m’étendrai pas plus sur le sujet qui est connu et a fait l’objet de multiples témoignages et écrits tant par les témoignages directs que par les études des historiens. 

-   La 2ème raison est la suivante : selon moi une autorité supérieure qui dure sur le long terme doit régir le gouvernement de notre pays pour maintenir un régime stable, soudé et homogène, régime que la  5ème république et les précédentes n’ont pas réussi à créer. Cependant je pense que la démocratie doit rester un acquis notamment en se qui concerne le gouvernement qui devra être responsable devant le peuple et devant le Roi.

   L’Alliance Royale par ses propositions institutionnelles m’a convaincu du bien fondé de la Démocratie Equitable qu’elle propose au service du Roi et du Peuple.
Origine.

 La réponse de Gérard S.

  En ce qui concerne la politique je m'y intéressais de loin mais j'étais surtout de droite. J'ai été très déçu lorsque la gauche était passée au pouvoir

  Vers 1998 je suis redevenu catholique, mais quelle déception lorsque je fréquentais la messe moderne, et en 2005 j'ai retrouvé la messe de mon enfance chez les tradis de la FSSP X.

   Vers 1999 je commnençais à lire des livres sur les saints et je me tournais vers les livres du Marquis de La Franquerie (entr'autre sur le Saint Pape et le Grand Monarque). De plus en plus je me suis rendu compte que c'est la solution pour la France: le retour d'un Roi sacré à Reims; donc je suis royaliste providentialiste.

   Maintenant je voudrais absolument ce Roi Lieutenant de NS


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